Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : Wonder Woman "Dieux et Mortels" tome 1

Wonder Woman est un personnage iconique de DC Comics. Elle est d’ailleurs un personnage iconique du petit monde des comics. L’une des toutes premières héroïnes, et la première à laquelle on pense lorsqu’on demande un personnage féminin culte de la pop culture. Malheureusement, depuis qu’Urban Comics est arrivée sur le marché français, les différentes œuvres sur Wonder Woman se comptent sur nos dix doigts. Comme pour Aquaman (Sub Diego), j’avais hâte de pouvoir plonger dans un titre antérieur à la période New52, c’est chose faîte avec le premier tome de Dieux et Mortels.

 

Isolées depuis des millénaires sur l’île de Themyscira, les Amazones ont vécu recluses et ont développé une société pacifiste et progressiste à l’écart des tourments du monde des hommes. Mais lorsque le pilote Steve Trevor échoue sur cette île paradisiaque, la princesse Diana se charge de le ramener dans son pays : débute alors pour la jeune Wonder Woman une quête identitaire qui va la mener face à Arès, le dieu de la Guerre !

Wonder Woman – Dieux et Mortels présente pour la première fois la version classique de la célèbre amazone, la plus puissante guerrière de l’univers DC. George Pérez y fait montre de son attachement au personnage, épaulé par Greg Potter (Jemm, Son of Saturn) et Len Wein (Swamp Thing) au scénario. Le titre y aborde des sujets complexes comme le féminisme, la menace nucléaire, la drogue, le suicide, tout en demeurant une série super-héroïque spectaculaire.

(Contient les épisodes #1 à 14)

Comme expliqué par George Pérez dans son introduction, cette nouvelle série permet de nous présenter la nouvelle version classique de ce personnage iconique, au sortir de Crisis on Infinite Earths.

 

D’entrée, on comprend aisément que George Pérez décide clairement de retourner aux inspirations mythologiques et divines de Wonder Woman. On retrouve une île de Themyscira très ancrée dans l’influence de l’Olympe, de Zeus et de ses autres résidents divins de ce mont mythique. Diana est le fruit de l’argile et du profond désir de la reine Hippolyte de retrouver un enfant. Elle sera entendu par Athéna, Aphrodite, Héra, Hestia et Déméter.

 

Une certaine princesse a eut le droit à trois fées au-dessus de son berceau, Diana a eu le droit à cinq déesses.

 

Alors que George Pérez nous dépeint bien le quotidien sur l’île de Themyscira, sur la façon dont les Amazones ont « quitté » notre monde. Mais ce monde, lui a continué d’évoluer, et l’on peut régulièrement, au fil de notre lecture, nous demander si cette évolution est bénéfique. Et sur l’Olympe, un dieu est dévoré par l’envie, la jalousie, assoiffé de pouvoir, Arès, le dieu de la guerre, ne cesse d’attiser la violence et la soif de combats de l’Humanité.

Les dieux de l’Olympe décident donc d’envoyer sur Terre une championne pour guider les Hommes. Elle est bien évidemment choisie au sein des Amazones, et c’est Diana, la future Wonder Woman qui est choisie !

 

Une mission qui va s’avérer très compliquée puisque la jeune femme va devoir illuminer l’Humanité, repousser l’influence d’Arès, tout en devant se familiariser avec ce monde qu’elle ne connaît absolument pas. Une découverte merveilleusement bien amenée par George Pérez. On prend clairement autant de plaisir à suivre les aventures héroïques de Wonder Woman que ses découvertes amusantes.

 

Le scénariste prend son temps, comme sur les New Teen Titans, il s’attelle à installer son personnage dans ces nouvelles « origines ». Le panthéon grec, l’île de Themyscira, le passif avec les hommes, sa mission pour Zeus, sa découverte du monde, et pour cela, George Pérez lui adjoint des alliés, des personnages qui pourront l’aider à s’épanouir, à réussir. Steve Trevor bien entendu, mais également Julia et Vanessa Kapatelis ou le lieutenant Etta Candy. C’est l’une des plus grandes forces de Diana, sa capacité à rassembler autour d’elle, l’aura qu’elle dégage.

 

Je vais me répéter, mais encore une fois comme avec New Teen Titans, George Pérez distille de petites intrigues, de petits moments où l’action laisse place au « social », beaucoup de thème sont abordés dans ce premier thème. Et le fait que Diana découvre le monde, permet une approche d’une grande justesse, et parfois un peu enfantin.

Si tout cela sonne assez juste comme je le dis plus haut, j’aurais aimé que ce soit une femme qui écrive Diana lorsque le thème du féminisme est abordé. Un sujet qui reste un peu tronqué sous la plume d’un homme. Mais était-ce seulement envisageable à l’époque.

 

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Le pan mythologique et le passé des Amazones est passionnant. La première mission de Diana est prenante, palpitante. On jongle entre l’action pure et dure, et la découverte du monde par notre héroïne. Jamais elle ne m’a semblé aussi parfaite dans son rôle de héraut d’une justice apportée par le dialogue et non par les coups. J’ai également été emporté par l’intrigue finale, à la découverte des origines de son prénom et ses armoiries. Une véritable découverte !

 

Graphiquement, on est sur du classique avec George Pérez, mais un classique époustouflant, de grande qualité. Une richesse incroyable dans les détails, des visages justes magnifiques, criants de vérités dans leurs émotions. Pouvait-il y avoir de meilleur artiste pour rendre justice à un personnage aussi iconique et splendide que Diana ? Je ne pense pas. Une telle aura se dégage de Wonder Woman, on boit ses paroles au gré des pages.

 

Bref, que dire ? Ce récit est un passage obligé pour les fans de Wonder Woman. Une refonte qui fonctionne à merveille encore aujourd’hui, plaçant la mythologie, le féminisme et la résolution pacifiste par le dialogue au centre de la série. Un personnage qui devient encore plus iconique, et qui dégage un petit quelque chose que les autres n’ont pas. Un excellent premier tome, vivement la suite.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article