Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : The Boys tome 2 "Ca va Saigner"

J’ai eu la mauvaise idée de commencer par quelques épisodes de la série The Boys, puis d’enchaîner avec le premier tome du comics avant même d’avoir fini la saison 1 sur Prime. Je me retrouve du coup avec l’étrange impression de suivre deux séries totalement différentes mais avec les mêmes personnages. Cela dit le premier tome a été une belle découverte, violente, satyrique et passionnante. J’avais donc hâte de me jeter dans ce deuxième tome et découvrir les prochaines aventures des P’tits Gars.

 

Les P’tits Gars de la CIA ont encore fort à faire pour neutraliser les surhumains qui abusent de leurs pouvoirs. Alors que la tension monte entre les Sept et l’équipe de Billy Butcher, le P’tit Hughie se rapproche de Stella à l’insu de tous. Le jeune Écossais, qui souhaitait en apprendre davantage sur ses coéquipiers et Vought-American, s’apprête à découvrir nombre de secrets honteux et à lever le voile sur ce qui s’est réellement passé le matin du 11 septembre 2001.

Garth Ennis (Punisher, Crossed) et Darick Robertson (Wolverine) poursuivent leur satire des super-héros dans laquelle personne n’est épargné.

(Contient les épisodes #15 à 30)

Avec ce deuxième tome et ces seize nouveaux épisodes, Garth Ennis et Darick Robertson vont encore un peu plus loin dans la violence, le sexe, le vulgaire et le côté dégueulasse. Le premier tome était déjà bien chargé, ce second opus dépasse les limites, allégrement. Il suffit simplement à la première fois entre le P’tit Hughie et Stella, ou l’infiltration de Hughie au sein des G-Men et leur façon bien particulière de profiter de leur cinéma privé… J’en ai encore froid dans le dos.

 

Certaines idées de Garth Ennis sont violentes, crades, pour ne pas dire tordues, mais Darick Robertson est en osmose parfait avec son scénariste ! Il faut le dire, ces deux là se sont bien trouvés ! Ils sont sur la même ligne, et l’on sent, clairement, que Robertson prend un malin plaisir à rendre les super-héros encore plus grotesques qu’ils ne sont déjà dépeint par Ennis. Mais Darick Robertson ne sait pas que dessiner des choses hard ou violentes, des scènes de sexe ou de mort, il excelle également dans les moments poignants ou sensibles. C’est un sans faute à chaque fois.

 

Cela se ressent encore davantage dans ce deuxième tome, où Garth Ennis, s’il continue de détruire le mythe du super-héros (en nous proposant une vision beaucoup réaliste, bien que crue et navrante, de ce que l’on ferait vraiment si nous avions des super-pouvoirs), nous plonge aussi dans le passé de ses étranges personnages. Le P’tit Hughie découvre avec horreur, en même temps que nous, certains secrets qu’il aurait préféré ne jamais découvrir. Mais également l’envers du décors de certains groupes de super-héros, lors de son infiltration chez les G-Men, sortent de X-Men absolument décadents et sans la moindre morale.

C’est principalement lorsque l’on creuse du côté des Sept que cela devient vraiment dérangeant et sombre. Notamment avec ce qui s’est passé avec l’avion (épisode d’une rare violence), ou commençant à en apprendre un peu plus sur Butcher, et sa rancune vis-à-vis du Protecteur. Heureusement, dans tout ce chaos, dans toute cette horreur, nous avons le droit à de petits moments de « douceur » avec Hughie et Stella, mais avec une scène hilarante.

 

Néanmoins, si ce tome est d’une grande richesse, il faut bien reconnaître que la trame principale, l’intrigue de fond n’avance pas énormément. Garth Ennis prend un peu son temps, il s’amuse avec ses personnages, il s’amuse à détruire les super-héros, il s’amuse tout court. Juste de petites miettes laissées ici ou là et qui ne font qu’accentuer notre envie, à nous lecteurs, de voir les choses sérieuses se dérouler. On veut voir les P’tits Gars contre les Sept !

Bref, la satyre est de plus en forte et trash, on comprend que Garth Ennis ne se refusera rien, ne s’imposera aucune limite. Tant mieux j’ai envie de dire. Surtout avec un artiste comme Darick Robertson sur la même longueur d’onde. Malgré ce plaisir coupable à lire ce second tome, les choses s’étirent un peu, et il ne faudrait pas que l’amusement prenne le pas sur l’intérêt et l’intrigue.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article