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Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : Secret Empire

Ah, ce que j’attendais ce moment ! Enfin ! Secret Empire ! Nick Spencer a su nous préparer à cet event de la meilleure des façons ! Captain America à la tête de Hydra ! Captain America en grand méchant ! Captain America prêt à sacrifier les Avengers et ses proches pour ces nouveaux idéaux ! Enfin, pas si nouveaux que cela puisque Nick Spencer nous explique que cette appartenance à Hydra est encore plus vieille que son entrée dans le programme du super-soldat. Mais inutile d’en parler plus, cela a, déjà, souvent mis en avant au cours des review sur les tomes de sa série éponyme.

Le moment est arrivée ! Cet Absolute démarre là où le plan de Steve Rogers était censé le mener !

 

Il y a quelque temps, Steve Rogers a été privé du sérum du Super-Soldat qui coulait dans ses veines par Clou de Fer. Dès lors, notre héros vieillit subitement et si rapidement que ses jours sont comptés. Cependant, lors d’une intervention dans la prison secrète de Pleasant Hill Captain America fait la connaissance de Kobik. Cette dernière est en réalité un Cube Cosmique ayant pris forme humaine. Elle rend sa jeunesse à Steve.

Mais Kobik est manipulée par Crâne Rouge, et en rendant sa jeunesse à Steve Rogers elle a également modifié son passé, faisant de lui un agent secret de l’Hydra depuis son plus jeune âge. A partir de ce moment-là, Captain America manipule ses alliés et orchestre un plan machiavélique pour prendre le pouvoir du pays. Son idée est d’isoler une partie des héros à New York, dans la Dimension de l’Ombre, et le reste dans l’espace derrière le Bouclier de Défense Planétaire, indestructible… et du même côté qu’une horde d’envahisseurs extraterrestres.

Ce volume démarre avec la réussite, sur tous les niveaux, du plan de Captain America. Après une telle défaite, qui pourra se dresser face à la dictature ?

(Contient les épisodes US FCBD 2017 (I), Secret Empire 0-10, Secret Empire :Uprising #1, Secret Empire : Underground #1, Secret Empire : United #1, Secret Empire : Omega #1 et Captain America #25)

Les premières pages de ce tome illustrent à merveille, à la perfection, ce qu’ont ressenti nos héros en découvrant Captain America se dresser devant eux, avec les « têtes pensantes et dirigeantes » de Hydra à ses côtés. Aussi bien scénaristiquement qu’artistiquement le choc est palpable, on ressent le froid que cela jette sur nos héros, on ressent leur surprise, leur incrédulité face à cet énorme coup de massue qui s’abat sur leur nuque.

 

Nos héros sont vaincus ! Pire que cela, le combat n’a même pas eu lieu. Ils ont été balayé ! Le gouvernement a été renversé et c’est maintenant Hydra qui dirige les États-Unis, Captain America à leur tête ! Entre les héros « enfermés » à New York, et ceux se trouvant bloqués dans l’espace, il n’y a plus grand monde pour sauver le monde.

 

Enfin… s’il y a un monde à sauver. Parce que si Hydra reste un groupe terroriste, un groupe fasciste, que ses méthodes sont méprisables et violentes, force est de constater que les résultats sont là ! Si on ne peut céder au fascisme, si l’on ne peut accepter les méthodes de Hydra, il ne faut pas oublier que c’est Captain America aux commandes, et que ce dernier garde son intégrité et toutes les valeurs qu’il représente.

 

Bien entendu, pour atteindre son « monde idyllique », la forme n’est pas vraiment à la hauteur du fond. Les mutants ne sont plus les bienvenus sur le territoire, les Inhumains sont parqués comme des animaux, les opposants disparaissent et disons que les minorités ne sont pas les mieux traités, et les rares super-héros encore en liberté sont pourchassés sans relâche.

 

Le monde, ou plutôt le pays, se porte-t-il mieux ? C’est la question que nous pousse à nous poser Nick Spencer. Et c’est intelligent, car force est de constater que le crime diminue, l’éducation est meilleure entre autres choses. Tout n’est pas parfait, loin de là, mais est-ce pire ? Pas vraiment. C’est douloureux à admettre, mais la vision du monde de Captain America est là !

Ce qui est dommage c’est que ce nouveau statu quo n’est pas assez perenne dans le temps. J’aurais aimé en voir plus et plus longtemps. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit Hydra réussir son plan. Tout cela est vite survolé et les héros encore actifs se scindent en deux groupes. Ceux, persuadés que Captain America n’est plus lui-même et qu’il faut tout faire pour le sauver, menés par Hawkeye, et ceux qui n’ont qu’un seul but, le tuer ! Et dans ce camps ne se trouve que Black Widow !

 

De son côté, Captain America s’en doutait, les choses ne se passent pas aussi facilement qu’il ne l’aurait voulu. Les super-héros qui ne se laisse pas faire, Sharon qui le déteste, les mutants qui ne se montrent pas aussi dociles qu’espéré, ou encore les dissensions, voir les doutes dans ses propres rangs. Notre héros doit taper du poing sur la table, montrer qu’il est le leader dont le monde à besoin tout en faisant peur à ses adversaires comme à détracteurs internes ! C’est ainsi que Las Vegas est rayée de la carte !

 

On découvre alors que Captain America a basculé ! Il se cache derrière des explications bidons pour tenter de justifier l’injustifiable, de se faire pardonner l’impardonnable. Captain America est bien l’ennemi !

 

Pendant ce temps, on ne sait où, on ne sait quand, un héros que l’on connaît bien, que l’on pensait perdu, erre sans savoir qui il est. Une lueur d’espoir pour le monde ?

Nick Spencer ne s’est pas moqué de nous. Il nous diverti en nous proposant du grand spectacle tout en nous poussant à nous poser des questions importantes. Sommes-nous prêts à tout pour un monde meilleur ? Le pire peut-il être accepter quand c’est l’un de modèle qui nous le propose ? Le fascisme peut-il mener à quelque chose de bien ?

 

Graphiquement, je ne retiendrais seulement Andrea Sorrentino. Je zappe la quinzaine de dessinateurs qui l’accompagnent dans cet event. Pas des mauvais artistes, enfin pas seulement, on a le droit à dessinateurs comme Ron Lim, Steve McNiven, mais tous sont tellement loin du style tellement incroyable, détaillé et artistique de Andrea Sorrentino. Sa mise en page est tellement incisive, tellement pointue, ses dessins sont tellement riches et détaillés. Chaque page est un régal, chaque case est un coup de poing visuel.

 

Bref, j’attendais beaucoup de Secret Empire et de Nick Spencer, je ne suis absolument pas déçu. Si le final peut paraître un peu confus, il se justifie par une remarque simple, Nick Spencer s’attaquait à l’une des figure emblématique de l’éditeur. On se doutait tous, bien, qu’un retour à la normal était obligatoire. La méthode me paraît un peu facile et en même temps tirée par les cheveux. Néanmoins, personnellement, Secret Empire est un event que j’ai adoré de bout en bout.

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