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Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : Secret Wars

Lors de Marvel Now, de nombreux titres ont été géniaux, pour ne pas dire mémorables. Le Thor de Jason Aaron, le Captain America de Rick Remender, le Deadpool de Gerry Duggan, mais un titre, enfin deux titres les ont tous surclassé ! Avengers et New Avengers de Jonathan Hickman ! Je fais parti de ces lecteurs qui ont totalement été sous le charme de cette énorme intrigue que le scénariste nous a proposé. Dire que j’attendais, donc avec une très grande impatience, Secret Wars, le grand final de ces événements dramatiques, est un doux euphémisme ! Cela devait être l’aboutissement de presque trois ans de travail ! Un final que l’on nous promettait encore meilleur, encore plus fort que les événements que l’on pouvait avoir lu dans ces deux titres ! La fin de tout ! La dernière incursion ! La disparition de notre planète !

Je me rappelle avoir dévoré les kiosques mois après mois, en seulement quelques minutes à chaque fois, adorant chaque page, et trépignant à l’idée de pouvoir m’y replonger dans un format relié par la suite.

 

Les héros n’ont pas réussi à empêcher la collision des deux derniers mondes, qui a entraîné la fin du Multivers. A partir des fragments des différents univers détruits, Battleworld prend forme. Seul un être peut maintenir l’intégrité de cette planète. Doté des pouvoirs d’un dieu, cet homme était autrefois le criminel le plus craint de tous…

La saga Secret Wars, écrite par Jonathan Hickman (Fantastic Four) et illustrée par Esad Ribic (Thor : God of Thunder), a redéfini l’univers Marvel dans son ensemble.

(Contient les épisodes Free Comic Book Day : Secret Wars (2015) #0 et #1 à 9 de Secret Wars (2015))

On le sait depuis le début du run de Jonathan Hickman sur les Avengers, tout meurt ! Le Multivers est en passe d’être complètement détruit par les Beyonders à travers les collisions entre différentes réalités !

 

Alors que ce tome s’ouvre, les deux dernières Terres, la notre, la 616, et celle de l’univers Ultimate, la 1610, sont sur le point, à leur tour de se détruire.

En effet, ce tome s’ouvre avec l’épisode du Free Comic Book Day 2015, on y assiste aux derniers instants de notre Terre, et aux efforts, en vain, de la famille Richards pour tenter de sauver, ce qui peut encore l’être. Mais c’est un échec cuisant, la mission mise en place par Reed, cette sorte d’Arche de Noé est détruite dans l’oeuf, et sa famille est explosée devant ses yeux !

 

Tout meurt !

 

Et les deux dernières planète Terre du Multivers disparaissent… Le Multivers s’éteint…

 

C’est alors que commence Secret Wars ! Fatalis soit loué !

 

Bienvenue sur Battleworld ! Des cendres du Multivers un monde patchwork a été créé par Dieu, un nouveau dieu que l’on connaissait sous le nom de Rabum Alal, Fatalis ! Ce dernier, au moment de la fin, a rassemblé son pouvoir, et celui de l’Homme Molécule pour rassembler des fragments de différentes réalités pour créer Battleworld ! Nous y retrouvons un statu quo inédit, différentes incarnations d’un même personnage, le tout chapeauté par Dieu, par Fatalis !

 

Battleworld est un rassemblement de plus d’une quarantaine de domaine (comme Greenland, Fatalisgard, le Far West, 2099, Mutopia, New Xandar ou encore la Monarchie M…). Chaque domaine est sous le commandement d’un Baron, qui règne comme il l’entend, dans le respect des dogmes du Dieu Fatalis. Ce dernier est entouré de son shérif, Stephen Strange (ils sont tous les deux les seuls à se rappeler de ce qu’il y avait avant Battleworld) et d’une armée de Thors visant à faire régner l’ordre et lq parole de Fatalis.

Enfin, Battleworld est entouré du Bouclier, un mur gigantesque, empêchant les hordes d’Ultron, des Marvel Zombies et des soldats d’Annihilus d’envahir Battleworld.

 

D’entrée, j’ai été complètement séduit par ce nouveau monde, par toutes ces possibilités, par tous ces « nouveaux » personnages, ces nouvelles visions des personnages, par ces nouvelles synergies.

On comprend rapidement, qu’au moment où l’on débarque à Battleworld, un laps de temps assez long s’est déjà déroulé ! Et alors qu’un nouveau Thor est ordonné, que le Baron Sinistre tente de tuer le jeune Brian Braddock de la Haute Avalon, un groupe de Thors découvrent, malheureusement pour eux un étrange vaisseau ! Lorsque ce dernier s’ouvre, on y retrouve la Cabale ! Thanos et ses compagnons ont bien du mal à comprendre où ils ont atterri !

 

Le shérif Strange, en arrivant sur place, découvre le corps d’un Thor et voit sortir du vaisseau, le Spider-Man de la Terre Ultimate ! Lorsqu’il comprend que ce dernier se souvient d’avant Battleworld il se rend sur l’île cachée d’Agamotto, son repaire secret et ouvre le vaisseau qu’il a lui-même découvert, il y a trois ans !! Il se retrouve alors face à Reed, T’Challa, Captain Marvel, Star-Lord, Thor, Spider-Man et Cyclope investi de la Force Phénix !

 

La pilule va être assez difficile à faire passer ! Les huit ans, la destruction de la Terre, l’existence et le fonctionnement de Battleworld, le fait que Fatalis soit Dieu, mais surtout, pour Reed, que sa famille soit maintenant celle de son pire ennemi ! Ne cherchant même pas à comprendre que Fatalis a sauvé énormément de gens, que Battleword ne « tient » que grâce à lui et qu’il n’existe plus rien d’autre maintenant, les héros rescapés décident de mettre un terme à tout cela !

 

Je dois bien reconnaître que j’ai été embêté par cette décision, à ce moment-là. Je n’aime pas Fatalis, mais à ce moment de la série force est de constater que Battleworld, aussi archaïque soit-elle, fonctionne, beaucoup de monde a été sauvé, et avant l’arrivée de nos héros et de la Cabale, tout fonctionnait pour le mieux, certes avec Fatalis en haut de la chaîne alimentaire, mais il a fait ce qu’il fallait. J’avoue ne pas m’être rangé derrière Reed et ses compagnons, décidant plus d’agir pour venger leur égo meurtri de ne pas avoir été les héros sur ce coup-là et ne cherchant même pas à laisser le bénéfice du doute à Fatalis. Ce dernier, n’étant en rien responsable de la destruction du Multivers. Strange le dit lui-même, il a sauvé tout le monde, et ça marche !

 

C’est ainsi que l’on retrouve Strange, les rescapés et la Cabale face à Fatalis ! Qui dit Dieu, dit pouvoirs sans limites, et le temps d’un claquement de doigts Cyclope, pourtant devenu le Phénix est tué d’un simple geste par Fatalis ! Strange comprend que c’est un drame qui se déroule sous ses yeux, et sachant pertinemment que le retour de bâton sera dramatique, il utilise sa magie pour éparpiller les rescapés et la Cabale à travers tout Battleworld !

Ce combat dantesque et dramatique est, en quelque sorte, le point de départ de l’intrigue de Secret Wars. La mort d’un personnage aussi important que …, va mettre la puce à l’oreille à Valeria, la fille de Fatalis et Susan, sur le fait que son père lui cache des choses ! Et puis, avec sa jeune équipe de scientifiques, elle se pose beaucoup de questions sur Battleworld...

 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Reed et ses compagnons vont œuvrer avec la Cabale dans le but de faire tomber Fatalis ! Un Reed c’est déjà une sacré épine dans le pied, alors deux, je vous laisse imaginer les dégâts. D’autant qu’il vont découvrir que Battleworld repose sur de nombreux secrets, et puis jouer avec les rêves de grandeurs des Barons est un jeu d’enfant. Ils rêvent tous tellement de pouvoir, qu’il n’est pas compliqué de les manipuler. Et n’oublions pas les hordes de zombies, de robots et de monstres qui attendent derrière le Bouclier… Ce fameux Bouclier…

 

Le chaos s’empare de Battleworld et bien malin celui qui arrivera à dire comment tout cela va finir… Et surtout, qu’est ce qui nous attend, après ?…

 

J’avais déjà trouvé que Secret Wars, de façon mensuelle, c’était géniale, mais en relié c’est encore meilleur. C’est véritable régal de découvrir les différentes régions de Battleworld, de découvrir nos personnages préférés dans leur nouvelle version, leur nouvelle vision. Bien entendu, ce plaisir est accentué, multiplié avec la lecture des nombreuses séries annexes, qui permettent d’enrichir encore cet univers faramineux imaginé par Jonathan Hickman.

 

Bien entendu, Secret Wars ce n’est pas que Battleworld et les curiosités qui l’entourent. C’est également une intrigue, une histoire haletante, où l’on peut se demander si, par moment, nos héros n’agissent pas, uniquement, pour flatter, préserver leur égo. Si Fatalis s’est octroyé quelques privilèges en créant Battleworld, qui ne le ferait pas, il a surtout permis à beaucoup d’être sauver et de vivre une nouvelle vie.

 

Hickman, avait une vision d’ensemble des choses, et Secret Wars n’est que l’aboutissement de son travail commencé non pas dans Avengers et New Avengers, même si le principal s’y déroule, mais depuis son arrivée sur les Fantastic Four. D’ailleurs cela se voit facilement avec l’importance de la première famille Marvel.

Jonathan Hickman a du composé avec les exigences de Marvel, son patron, comme les nombreux tie-in qui gravitent autour et donc d’incorporer des cènes donnant de la légitimité à ces dernières. Il se retrouve également avec une ribambelle de personnages, Marvel voulant surfer sur les vagues du moment, ce qui est logique, économiquement parlant, mais encore une fois le scénariste fait contrepoids avec ses personnages fétiches comme le Reed de l’univers Ultimate. Secret Wars est un event pour Marvel oui, mais un aboutissement personnel pour Hickman, aussi.

De même, on se doute bien que l’univers Marvel, dit classique va être purement et simplement effacé, que tout va être tout nouveau tout beau, le risque, économiquement parlant encore une fois, est bien trop grand. Néanmoins, les changements sont là ! Le devenir des Fantastic Four, les « nouveaux » personnages intégrant « notre » Terre. Et puis quel formidable hommage aux premières Guerres Secrètes. Et pour en savourer toutes les subtilités, toute la profondeur la lecture d’Avengers, de New Avengers et même des Fantastic Four d’Hickman est un passage obligé.

 

Alors oui, tout se dirige vers un affrontement entre Fatalis et Reed, mais pouvait-il en être autrement ? Qui d’autre que Reed peut tenir tête à Fatalis ? Et comme Hickman le précise, les actions de Fatalis découlent toujours de cette opposition ! Et alors que les deux hommes s’affrontent d’égal à égal, et surtout sans pouvoir divin, il est subtil de voir que le résultat de cet affrontement viendra des mots et non des coups. Et je défie quiconque d’oser dire qu’il voyait cela se terminer de la sorte, je veux dire de cette façon. Si nous savions tous que Reed serait l’opposant final, on se demandait tous comment cela allait se passer. Les deux meilleurs ennemis en ressortent étoffés, enrichis. Et principalement Fatalis, sur lequel Hickman effectue un excellent travail, le caractère du vilain étant approfondi et devenant presque touchant dans sa détresse au final.

 

Secret Wars, pour peu que l’on ne soit pas hostiles au travail d’Hickman, réussi son rôle de clap de fin ouvrant sur quelque chose de nouveau. Si Hickman espérait un plus grand chamboulement, Marvel a tendance a freiné des deux pieds. Mais Secret Wars m’aura surpris en me proposant, le temps de quelques mois, à l’époque, un nouveau monde fascinant, et surtout ému tant j’attendais cela.

 

Hickman termine comme il a commencé avec une phrase choc de Reed et passage au Wakanda. Cette nouvelle Terre Prime nous propose de nouvelles choses, moins que ne l’espérait le scénariste, mais elles sont là, tous n’oublient pas les événements de Secret Wars et connaissant l’amour d’Hickman pour les Fantastic Four, il n’est pas surprenant de retrouver cette famille devenir les personnages les plus importants de l’univers.

 

Bref, une odyssée fantastique qui prend fin après six ans de travail acharné et d’histoires plus riches les unes que les autres, de nouvelles fondations pour l’après et surtout la fin d’un conflit existant depuis que Marvel existe ! Bravo monsieur Hickman, j’ai douté par moment, je n’aurais jamais du.

 

Et n’oublions pas, tout vit !

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