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Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : Men of Wrath

J’ai la légère tendance à me dire lorsque je tombe sur un comics de Jason Aaron, que je peux l’acheter les yeux fermés, je suis quasiment sûr, d’avance, que je vais me retrouver avec un histoire géniale, un run excellent. C’est ce qu’il s’est passé avec ce Men of Wrath, je me suis jeté dessus sans même savoir de quoi il en retournait. De plus la promesse de retrouver Aaron avec Ron Garney aux dessins (son compère de Get Mystique, Weapon X ou encore Thor : The God of Thunder) est plus que belle.

 

Aussi loin que l’on s’en souvienne, la lignée des Rath fut entachée par le meurtre. Ira semble pourtant s’être accommodé de la malédiction familiale en l’érigeant en véritable philosophie de vie. Tueur à gages, Ira Rath est impitoyable. Femmes, enfants et vieillards, personne ne trouve grâce à ses yeux… pas même les membres de sa propre famille. Rien ne semble pouvoir arrêter le professionnalisme de cette machine à tuer. Rien, si ce n’est un cancer récemment déclaré…

(Contient les épisodes #1 à 5)

Une nouvelle fois, Jason Aaron, comme dans Southern Bastards, replonge dans son passé, dans son Sud natal ! Et une nouvelle fois il nous propose quelque chose de violent, de sombre, une intrigue oppressante, presque suffocante ! Le plus incroyable dans tout cela c’est lorsque le scénariste nous explique que cela est inspiré d’une petite partie de sa sombre historie familiale !

 

La famille d’Ira Rath a un rapport particulier et assez « fort » avec la mort. Cela remonte à son arrière-grand-père, Isom Rath, et un sinistre histoire de mouton ! Des mots furent échangé avec un certain Grievers, et dans un élan de rage Isom tua l’homme ! Depuis, le meurtre semble être devenu un trait propre au Rath ! Et aujourd’hui, Ira le montre dans un art qu’il excelle…

 

Ira est en effet un tueur à gages ! Un tueur froid, implacable, dont la renommée n’est plus à faire et aux talents connus de tous. Hommes, femmes, enfants, rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux, un contrat est un contrat et il n’a pas de temps à perdre avec la morale. Il enchaîne les meurtres et les assassinats depuis des années mais n’a jamais touché au moindre billet gagné de la sorte, se contentant de ranger les enveloppes les unes sur les autres dans une armoire, sans même prendre la peine de vérifier que le compte y est.

 

La vie d’Ira, bien ordonnée, bien carrée est sur le point de changer, de prendre un tournant inattendu et définitif ! Cette machine à tuer va tomber fasse à un adversaire contre qui ses armes et sa violence n’y peuvent rien, le cancer ! Et voilà, qu’en plus, un nouveau contrat lui tombe dans les mains, une nouvelle cible à abattre ! Mais cette fois-ci il s’agit d’une personne qu’Ira connaît, et très bien même, puisqu’il va devoir assassiner son propre fils !

Peut-on vraiment être surpris, lorsque l’on connaît l’homme, par le fait qu’il accepte le contrat ? Voilà Ira, de plus en plus malade, qui part en route pour retrouver Ruben ! Un fils qu’il n’a pas vu depuis des années, un fils qui a voulu faire sortir ce père malsain de sa vie, et tenter, tant bien que mal, de faire quelque chose de pas trop nul de la sienne. Le fait qu’Ira découvre une femme et un enfant à naître pour Ruben, ne semble l’arrêter en rien ! Le tueur implacable est bien décidé à remplir son contrat, pas de place pour la morale, pas de place, non plus, pour l’affect.

 

Mais la mort arrivant à grand pas, Ira est plus faible ! Tant physiquement que moralement, et il semblerait bien que le tueur est envie de faire un joli pied-de-nez au destin et à la tragédie qui frappe sa famille depuis tant d’années. Un seul homme, aussi fort soit-il, peut-il, cependant, s’en prendre directement au destin ? Un homme comme Ira peut-il faire machine arrière ? Et surtout, est-ce que ses simples décisions font offices vérité ? Ce n’est pas parce qu’il l’envisage que les drames et l’horreur peuvent, soudainement, arrêter de s’en prendre au Rath.

 

Cependant, n’oublions pas que la femme de Ruben est enceinte…

Graphiquement, Ron Garney nous livre un travail incroyable ! Sa représentation de la violence est absolument bluffante, et étouffante, tout au long de cette intrigue. Il nous dépeint avec réussite l’horreur, la violence et la mort qui règne et qui plane au-dessus de cette famille. Il suffit de regarder Ira, son visage est marqué par la colère, il n’est que colère et rage.

 

La colère engendre la colère ! Le message de Jason Aaron est assez clair. Et comme dans bien souvent dans ses récits, l’espoir n’a que peu de place dans la vie de ses personnages. On subit ce que l’on sème, on subit notre vie, on subit le poids du passé de nos aïeuls, et il est assez compliqué d’aller à l’encontre du karma. Ira est un homme qui baigne dans le meurtre et la colère, toute sa vie découle de cela et il semble compliqué d’aller à l’encontre de ce pour quoi on est programmé, ce pour quoi on se programme !

 

Bref, une intrigue qui va à mille à l’heure, un récit coup de poing ! Les pages et ce pan de la vie d’Ira défilent à un rythme incroyable sous nos yeux et nous laisse dans le même état de fébrilité qu’après un bon gros coup de poing au visage. Il nous faut le temps de nous poser et de réaliser ce qu’il vient de se passer. La colère et la rage engendrent la colère et la rage.

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