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Daily Héros

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J'ai vu! #295 : Au Coeur de l'Océan

Moby Dick est un livre culte, que tous les enfants se doivent d’avoir lu, invitant au merveilleux et à l’extraordinaire, avec sa petite pointe d’angoisse et de terrifiant ! Quel enfant, ayant lu le livre, n’a jamais rêver de monter sur un bateau pour aller affronter un cachalot aussi emblématique et terrifiant que Moby Dick !

 

Je dois bien avoué être complètement passé à côté de la sortie d’Au Cœur de l’Océan, pourtant le film est réalisé par Ron Howard et l’on retrouve Chris Hemsworth dans le rôle-titre ! Adaptation de livre homonyme de Nathaniel Philbrick (200) qui nous raconte le naufrage du baleinier Essex en 1820, histoire ayant inspiré Herman Melville pour Moby Dick !

 

Car entendons-nous bien tout de suite, Au Cœur de L’Océan n’est pas l’histoire de Moby Dick, mais l’histoire qui a inspiré Moby Dick. La différence et notable, et Ron Howard nous propose un film sur l’Humain face à lui-même et non face au monstre.

Nous retrouvons, justement, Herman Melville (Ben Whishaw), jeune écrivain en soif de succès, complètement obnubilé par le naufrage du baleinier Essex ! Après bien des tentatives, il parvient, enfin, à avoir une discussion avec Thomas Nickerson (Brendan Gleeson) l’un des derniers, si ce n’est le dernier survivant de ce naufrage. Il est bien décidé à découvrir la vérité derrière ce naufrage et les sombres secrets que les armateurs ont caché tout ce temps !

 

1819, en Nouvelle-Angleterre, Owen Chase (Chris Hemsworth), fils de terrien, futur papa et mal accepté par les gens du milieu, voit la place de capitaine de l’Essex lui passer sous le nez ! Pourtant elle lui était promise. Mais George Pollard (Benjamin Walker), dernier héritier d’une longue lignée de capitaines se voit attribuer le poste pour sa première sortie en mer. Deux milles barils d’huile de baleine et Owen sera capitaine ! C’est ainsi que deux hommes que tout oppose, se retrouvent à la tête du baleinier Essex et, accompagnés de vingt hommes, partent pour une chasse à la baleine ! Une chasse qui marquera l’histoire, mais pas pour de bonnes raisons !

 

Des dissensions sont palpables entre le capitaine et le second. Le premier n’aimant pas les origines du second, et ce dernier n’acceptant pas d’être commandé par un incompétent. Mais tous les deux, devant l’échec de leur mission après quelques mois en mer comprennent qu’ils doivent travailler ensemble pour atteindre leurs objectifs, mettant leur égo de côté.

J'ai vu! #295 : Au Coeur de l'Océan

Déjà en 1820, les animaux, et ici les baleines comprennent que l’homme est néfaste, elles s’éloignent donc des côtes ! Avides de réussir leur mission, Owen et Pollard poussent le bateau jusqu’aux côtes Sud-Américaines, avant de s’éloigner au cœur de l’océan ! Là ils tombent sur un banc de baleines et de cachalots sans commune mesure avec ce qu’ils ont déjà vu. Tous à bord de leurs pirogues pour chasser, Owen Chase tombe sur un cachalot énorme, plus de vingt-six mètres, un véritable monstre ! Qui, plutôt que de fuir, décide d’attaquer l’Essex et le coule !

 

Les survivants se répartissent à bord de trois pirogues de fortune, loin des îles, loin des côtes, avec des vivre en quantité limitée, et surtout poursuivis par le cachalot blanc géant !

 

Dès lors, Pollard, Owen, Thomas Nickerson (Tom Holland) et les autres survivants de l’Essex vont devoir puiser dans ce qu’ils ont au plus profond d’eux pour survivre à des mois de naufrage ! Allant jusqu’aux pires horreurs pour tenter de rester envie ! Mais ils devront également réfléchir à leurs actes afin d’essayer d’arrêter ce terrible cachalot qui les déciment à coup de tête et de queue !

 

Ron Howard nous propose un film magnifique, visuellement époustouflant, où l’homme se retrouve confronter à ses plus bas instincts pour survivre. On se rend compte qu’il est capable des pires atrocités pour ne pas mourir ! Mais au milieu de cette vision sombre, mais juste, de l’Homme, Ron Howard glisse une petite lueur d’espoir, montrant que la Nature, malgré les horreurs qu’elle subit, est capable de pardon, pour peu que l’on parvienne à ouvrir les yeux.

 

Le casting est plutôt bon, et on ne peut être que sur les fesses en découvrant l’équipage, les rares survivants, fondre, physiquement, à vue d’œil.

 

Bref, Ron Howard nous embarque pour un formidable et magnifique voyage ! Si l’on peut croire, au premier abord, que l’énorme cachalot blanc est le méchant du film, il n’en est rien. C’est l’Homme qui est pointé du doigt et qui doit faire face à sa propre cruauté !

J'ai vu! #295 : Au Coeur de l'Océan

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