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Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

J'ai vu! #279 : Samba

Trois ans ! Trois ans c’est le temps qu’il m’aura fallu attendre avant d’enfin pouvoir voir le film Samba ! Je suis un fan inconditionnel d’Omar Sy ! J’aime tout ce qu’il fait ! Tout ce qu’il tente est une réussite. Rien que son visage transmet que des choses positives. J’aime ce type !

N’allant plus trop au cinéma, hormis pour des films que je tiens absolument à voir, et préférant voir Samba une première fois avant d’investir dans un bluray, il m’a donc fallu prendre mon mal en patience, afin de découvrir ce film.

Samba (Omar Sy) est un Sénégalais qui vit, maintenant, depuis dix ans en France, travaillant comme aide-cuisinier. Mais voilà, depuis dix ans Samba vit illégalement en France. Il obtient, au début du film, enfin une promesse d’embauche, il se décide alors, logiquement, à demander une carte de séjour. Il se retrouve néanmoins dans un centre pour immigrés en attente de procès. Là, il fait la connaissance d’Alice (Charlotte Gainsbourg), une DRH en congé maladie longue durée suite à un violent burnout, qui se relève petit à petit en aidant Manu (Izïa Higelin), une jeune femme qui tente d’aider les sans-papiers dans leurs démarches juridiques.

Alors que Manu a mis en garde Alice sur les risques de s’attacher aux personnes qu’elles aident, cette dernière est ébranlée par Samba. La tchatche, l’humour, l’attirance et la sympathie du jeune homme font qu’il est difficile de ne pas s’attacher à lui. Si Samba a besoin d’Alice pour l’aider en France, Alice a également besoin de Samba pour se reconstruire, s’ouvrir de nouveau aux autres.

Si Samba a le droit de quitter le centre pour immigrés, il doit, également, quitter le territoire ! Conscient des risques qu’il prend, conscient de devoir vivre une vie encore plus difficile avec la peur toujours plus grande et dévorante de se faire prendre, Samba décide de continuer sa vie à Paris. Il y rencontre Wilson, ou Walid (Tahar Rahim) un Algérien, sans papier comme lui, qui se fait passer pour un Brésilien. Soi-disant plus simple pour chopper du travail et des femmes.

Samba n’est pas un homme parfait, attention, il suffit de voir ce qu’il fait à son ami Jonas (Isaka Sawadogo), rencontré au centre pour immigrés, et qui lui avait demandé de retrouver la femme qu’il rêve d’épouser, Gracieuse (Liya Kebede) !

Au fur et à mesure que Samba et Alice se rapprochent, l’étau semble se resserrer inexorablement sur le pauvre clandestin…

J’ai trouvé amusant de voir ce film programmé maintenant sur TF1, à quelques jours des élections présidentielles, à l’heure où la plupart des gens crachent toute leur haine sur les immigrés. Derrière un écran bien entendu, c’est beaucoup plus facile et courageux de faire cela assis sur fauteuil dans le confort de son chez soi devant son ordinateur. La peur de l’autre et de l’étranger n’a cessé de grandir depuis mon enfance, et à l’heure des réseaux sociaux où tout le monde peut dire les pires horreurs sans ne rien craindre en retour, l’immigré est devenu une cible de choix, malheureusement et injustement.

J'ai vu! #279 : Samba

Le film montre bien la peur dans laquelle vivent ces personnes arrivant en France, le plus souvent, pour essayer de survivre, voir la plupart du temps simplement vivre. La peur de la police, la peur de se faire prendre, la peur du regard des autres, la peur de se faire agresser, la peur du racisme, la peur des extrêmes. On sent bien cette peur, cette haine et surtout cette difficulté pour obtenir des papiers, même pour ceux qui font tout ce qu’il faut pourtant.

Malheureusement, le film tombe petit à petit dans le film-pommade, les bons sentiments prennent le pas sur la crédibilité de la situation et de l’histoire. Non pas que j’espérais une fin catastrophique ou tragique, mais plus quelque chose en adéquation avec l’ensemble du film et le combat qu’il défend.

Le casting est une belle réussite. Omar Sy est génial comme toujours. Charlotte Gainsbourg d’une grande tendresse. Belles découvertes pour Tahar Rahim (au sourire ravageur) et Izïa Higelin.

Bref, Samba n’est pas une déception, puisqu’une grande partie du film est prenante et oppressante, de par le simple fait de se dire que des millions de personnes vivent ainsi au quotidien, que des millions de personnes vivent avec la peur au ventre. Si le film est touchant, l’histoire passionnante et réaliste finie par se faire manger par le l’histoire mielleuse et improbable. Hormis cela, il reste un très beau film qui donne envie d’y croire. La vie serait plus belle et simple avec plus de « Samba ».

 

J'ai vu! #279 : Samba
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