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Daily Héros

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J'ai vu! #265 : 50 Nuances plus Sombres

Le 14 février 2017, voilà une date qui me faisait trembler depuis plusieurs semaines maintenant. Si cela était surtout l’occasion d’un tête-à-tête avec ma douce moitié, c’était également la date programmée, longtemps en amont, de notre sortie au cinéma pour y voir 50 Nuances plus Sombres ! Des sueurs froides, des nuits d’insomnie, des rages de dents, des crampes sur tout le corps, comment allais-je pouvoir voir ce film alors que le premier opus, d’il y a deux ans, n’était toujours pas digéré, toujours en travers de la gorge !

Mais quand on aime, n’est-on prêt à tous les sacrifices, même les plus incroyables et effroyables. J’ai donc pris mon courage à deux mains et me suis engouffré dans cette terrible file d’attente dans un froid polaire, prêt à relever le défi, à combattre mon ennemi, Anastasia Steele (Dakota Johnson) !

Anastasia Steele ! Brave petite ingénue, qui vit dans ses livres, qui découvre l’amour avec un sadomaso et qui a besoin de deux heures et d’une série de fessées fortes et violentes pour comprendre qu’elle n’aime pas ça… Oui ! N’importe qui étant repoussé, choqué par cet univers, se dirait « Tiens je ne vais surtout pas essayer ! » et non « Tiens, claque moi les fesses avec violences histoire d’être sûre de ne pas aimer cela. »…

Enfin bref. On retrouve donc Anastasia, qui a rompu avec Christian Grey (Jamie Dornan) après cette séance de fessées, qui commence une nouvelle vie. Nouvel appart, nouveau boulot, mais avec toujours l’ombre d’un Christian qui n’accepte pas leur rupture. Lors d’un vernissage à l’exposition de José (Victor Rasuk), Ana est assez mal à l’aise en découvrant que la moitié de l’exposition est composée de portraits géants d’elle. Elle l’est encore plus en comprenant que tous les tableaux ont été acheté par une seule et même personne : son père ! Non, je rigole, Christian, bien sûr.

D’ailleurs, surprise, Christian, qui n’est pas du tout un type intrusif, angoissant et oppressant (pour ne pas dire tordu, maniaque et inquiétant) se retrouve, lui aussi, à ce vernissage. Habilement, il parvient à obtenir un dîner d’Ana, qui accepte uniquement parce qu’elle a faim (mais bien sûr, sa culotte ne semble pas être de cet avis). Et là, seulement quelques minutes après le début du film, nous avons le droit à la révélation qui change tout ! La révélation que personne n’attendait ! Que personne n’a vu venir ! Christian est comme cela à cause de la mort de sa mère camée des mains d’un mari violent ! Oui, toi qui me lis, toi qui a accompagné ta femme au cinéma, toi aussi tu te dis, que tu n’es pas chanceux, et que certaines femmes ont préféré Dexter à 50 Nuances !

Enfin bref, quelques révélations convenues et voilà Ana qui accepte l’idée de retomber dans les bras du beau Christian… Mais attention ! Cette fois-ci les choses doivent être totalement différentes ! Ana ne veut plus être une poupée que l’on tape, que l’on domine parce qu’on en a envie ! Non, cette fois-ci elle sera une poupée que l’on tape, que l’on domine parce qu’ELLE en a envie. Non mais ! Christian en bon dominateur qu’il est, accepte tous ses caprices, puisque pour la première fois il est amoureux.

Et voilà une histoire qui recommence, avec une Ana qui oscille entre « je suis révolté par ce que tu fais » et « fais-moi mal » et un Christian qui semble de plus en plus angoissé et qui se livre petit-à-petit avec difficulté. Que c’est amusant cette séance de coloriage sur son torse. Euh, en fait non, c’est ridicule, et surtout mal joué.

Malheureusement, pour nos deux héros de conte fée moderne et underground, de nouvelles difficultés vont se présenter sur leur chemin du bonheur tordu. Tout d’abord Mrs Robinson (une Kim Basinger méconnaissable), celle qui a initié Christian à cet univers pervers, puis le sinistre Jack Hyde (Eric Johnson), le nouveau patron, un peu trop cochon, d’Ana et qui risque d’être le grand méchant dans le dernier opus ! Oui, apparemment il va vraiment se passer quelque chose dans le troisième film, si, si, parce que Jack il a vraiment une tête de gros méchant à la fin ! Et n’oublions pas un crash d’hélicoptère bluffant de réalisme qui nous met véritablement les nerfs en émoi ! J’y ai vraiment cru, j’en tremble encore, je pensais vraiment que le film allait s’arrêter, enfin !

Très honnêtement, j’avais trouvé le premier film effroyablement mauvais, mais il avait le mérite de proposer, à peu près quelque chose. Là, il ne se pas rien, Christian est toujours tordu et affligeant de convenance, sans la moindre surprise. Surtout, une nouvelle fois, la palme du n’importe quoi revient à Ana, personnage affligeant, pour ne pas dire ridicule. Elle quitte Christian pour son côté SM, mais ne lui demande que cela quand ils fricotent. C’est-à-dire tout le temps puisqu’ils ne font que cela. Personnellement je me demande où se trouve le SM, et surtout s’ils vont réussir à atteindre un coït qui dure plus de cinq minutes. C’est la grande attente, la grande question du prochain film.

Après, difficile de trop juger du jeu de Dakota Johnson puisqu’elle passe le temps à baisser ou retirer sa culotte, elle ne fait que cela. Hop, j’enlève ma culotte au restaurant, hop, j’enlève ma culotte par-ci, hop j’enlève ma culotte par-là. La culotte de Dakota c’est le troisième acteur principal du film. Je m’attendais presque à une scène post-générique où elle allait remettre sa culotte ! Jamie Dornan n’est pas crédible une seconde et surjoue, il est beau c’est indéniable, enfin en-dessous du cou, mais c’est tout. Pour son jeu on repassera. A la rigueur, j’ai bien aimé le travail d’Eric Johnson, qui apporte vraiment quelque chose et de façon assez crédible.

J'ai vu! #265 : 50 Nuances plus Sombres

Cependant, tout n’est pas à jeter dans ce film. Je dois bien reconnaître avoir apprécier certaines répliques. « C’était quand la dernière fois que tu as fait les courses ? » « La semaine dernière. » « Tu as acheté quoi? » « Une compagnie aérienne. », ce genre de répliques, nombreuses, sont assez hilarantes et rendent le film plus supportable, enfin moins pire, enfin détend le temps d’une minute, d’une seconde, un cours instant.

Bref, ce deuxième film est une catastrophe, Ana est trop naïve, trop ridicule, Christian se révèle un peu mais il n’y a aucune surprise, et le film s’installe dans une certaine routine, tout ne se résumant qu’entre amour/jalousie/contrôle de Christian, amour/jalousie/contrôle de Christian. Si bien qu’à chaque nano événement on tremble en espérant que le film ne se termine là-dessus, et bam ! On repart dans la routine. Un schéma narratif monotone et sans surprise, des scènes torrides qui ne le sont pas et des personnages qui sont des caricatures un peu trop poussées. Bon après, comme je l’avais dit pour le premier opus, je ne suis clairement pas le public cible pour ce genre de film, mais quand même.

Le pire dans tout cela, ce n’est pas le film (quoique) mais les gamines qui viennent voir le film et qui gloussent comme des hystériques juvéniles et en manque de garçon chaque fois que Christian déboutonne sa chemise (soit un plan séquence sur deux) ou montre ses fesses… « Oh mon dieu, les fesses à Jamie hihihihi ! »

Bon, je vous laisse, je dois me préparer pour le prochain et dernier film, qui sort, lui, dans seulement un an…

J'ai vu! #265 : 50 Nuances plus Sombres

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