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Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

J'ai vu! #252 : Titanic

S’il y a des films qui marquent, nous captent, avec lesquels on vieillit, on murit, il y a, à l’inverse, d’autres films qui ne passent, que l’on ne peut pas voir, qui donnent des poussés d’urticaire, où un acteur qui pourrait pousser au suicide. Personnellement, Titanic fait partie de cette seconde catégorie… A sa sortie, à la fin des années 90, 1998 il me semble, je me rappelle avoir été le seul de ma classe à ne pas m’être rendu au cinéma pour le voir. Je n’en avais strictement rien à faire. L’ensemble de ma classe s’y était pourtant rendue ensemble. La sortie en K7, zappée ! Le passage sur Canal +, zappé ! J’ai fini par céder, quelques années plus tard, par me laisser embarquer sur ce paquebot de légende.

Nous sommes en 1996, Brock Lovett (Bill Paxton) dirige une expédition sur les lieux du naufrage du Titanic, le paquebot soi-disant insubmersible. Il est à la recherche du Cœur de l’Océan, un bijou magnifique à la valeur inestimable, que Louis XVI lui-même portait. Il remonte un coffre de l’épave du Titanic, mais le bijou n’est pas là, il découvre à la place un dessin, signé J.D., d’une femme nue, portant ce fameux bijou autour du cou !

Cette découverte est annoncée à la télé et à des milliers de kilomètres de là, Rose Calvert (Gloria Stewart) est plus que surprise en découvrant ce dessin, son dessin, son portrait ! Une des rares survivantes du naufrage, elle rejoint le bateau de Lovett pour raconter son histoire, un témoignage unique !

10 avril 1912, port de Southampton, le Titanic, paquebot sans précédent et insubmersible se prépare à larguer les amarres pour rejoindre le nouveau continent ! Nous retrouvons Rose (Kate Winslett), sa mère Ruth DeWitt Bukater (Frances Fisher) et son fiancé Caledon Hockley (Billy Zane), et leurs domestiques.Ils font partis ces nababs qui veulent absolument étaler leur fortune et participer au premier voyage du Titanic. Mais il n’y a pas que des riches à monter sur le Titanic, dans les troisièmes classes, des gens plus simples, moins riches, s’apprêtent, eux aussi, à rejoindre les Etats-Unis et tenter leur chance. Parmi eux, se trouve Jack Dawson (Leonardo Di Caprio), qui a gagné son billet quelques minutes avant le départ.

Rose est fiancée à Caledon, mais ne l’aime pas, et ce dernier ne cherche une femme juste pour qu’elle soit belle en publique, soumise en privée. Cette relation, dans laquelle sa mère la pousse pour renflouer les caisses familiales, finie par l’étouffer et Rose se décide à se jeter par-dessus bord ! C’est à ce moment qu’elle tombe sur Jack, éternel optimiste qui savoure chaque instant et artiste aux doigts de fée. Avec son bagout, le jeune homme parvient à empêcher la belle de sauter, et il suffira d’un regard, d’une caresse de la main pour que quelque chose se passe. Mais les deux jeunes gens ne sont pas du même monde, n’ont pas la même vie. Et pourtant, pourtant, la magie de l’amour opère. D’abord réticente, l’indépendance de Jack inspire et fait de plus en plus envie à Rose, et ce qui n’était qu’une petite étincelle se transforme en un amour trop grand, trop difficile à contenir. Bien entendu cela ne va pas être du goût de Caledon. Ce dernier va tout faire pour retirer le grain de sable « Jack ». Le rabaisser, le faire passer pour un voleur, jusqu’à vouloir le tuer !

J'ai vu! #252 : Titanic

Mais alors que l’amour de Rose et Jack se fait toujours plus ardent, le Titanic heurte un iceberg ! A partir de ce moment-là, la fiction et l’historique s’entremêlent. A partir de ce moment-là, l’histoire d’amour et la tragédie font cause commune. Jack et Rose tentent, désespérément, de fuir une mort certaine, qu’elle soit de la main de Caledon ou d’une vague d’eau glacée !

A partir de ce moment-là, James Cameron nous en met plein la vue avec un naufrage de plusieurs heures totalement saisissant d’effroi. Entre deux scènes de destruction, de chaos, James Cameron nous éclabousse avec l’horreur humaine dans toute sa splendeur. On assiste impuissant à ce que l’humain à de pire, de plus abject en lui, qu’en cas de danger de mort seul soi compte et tous agissent comme des animaux, n’hésitant pas à sacrifier femmes, enfants et surtout les pauvres, tout simplement les autres.

Le naufrage est esthétiquement incroyable, James Cameron et ses équipes reproduisent de façon incroyable cet accident tragique comme les experts l’imaginent, comme les survivants nous l’ont raconté. On a l ‘impression d’y être, des explosions de partout, des trombes d’eau à chaque instant, la peur de se noyer à chaque scène, des cris partout et tout le temps, des cadavres qui ne cessent d’augmenter et des monstres toujours plus monstrueux.

Bref, si l’aspect historique et l’esthétisme du naufrage sont indéniablement bien foutus et intéressant, qu’est-ce que cette histoire d’amour à l’eau de rose m’est passé par-dessus les épaules. Pourquoi ne pas s’être contenté de l’aspect historique, pourquoi toute cette partie fictive d’un pompeux sans nom ? Je ne suis pas hermétique aux comédies romantiques, bien au contraire, ni aux tragédies romantiques, mais cette histoire de Rose et Jack, dont la fin est écrite d’avance, m’insupporte du début à la fin. La faute à un Leonardo Di Caprio agaçant, tête-à-claque, sans charisme et qui n’arrive pas à porter le film. Illustrant, à la limite, à merveille le naufrage. Un film d’une longueur sans nom, avec une histoire d’amour trop pressante, trop pesante sur le reste. Quelle plaie de le voir à chaque fois que ma chérie le demande…

J'ai vu! #252 : Titanic
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