Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Daily Héros

Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : La Balade de Lobo

En entamant ce tome de la collection DC Nemesis sur Lobo, je dois bien avouer que la seule chose que je connaisse du personnage ne se résume qu’aux quelques chapitres de Supergirl, version New52 qu’on a pu voir en kiosque (oui parce qu’on attend toujours la suite de la publication librairie… N’est-ce pas Urban Comics…). Bref, pas grand-chose donc, et surtout une version du personnage qui fait l’unanimité, dans le mauvais sens.

 

Dernier survivant de la race des Czarniens, le chasseur de primes le plus déjanté de la galaxie poursuit sa route à travers l’espace entre contrats juteux et la sauvegarde de ses amis, les dauphins. Reste que la mission de protection rapprochée récemment confiée au Mec Plus Ultra risque bien de lui faire regretter son choix de carrière…

La Balade de Lobo laissera certainement quelques traces sur les autoroutes galactiques de l’univers DC. Apparu pour la première fois en 1983 sous l’impulsion de son créateur Keith Giffen (Justice League International) et dessiné ici par Simon Bisley (Slaine), celui que l’on surnomme humblement « L’Homme » sème régulièrement depuis les années 90 et multiplie sur son passage les cadavres comme d’autres les pains.

Capable de tenir tête à Superman, personnage préféré de Stan Lee, semant la terreur sur Terre, dans l’espace et même jusqu’aux cieux, Lobo collectionne tous les superlatifs – hyper violent, hyper vicieux, hyper résistants – et incarne à lui seul l’essence d’une époque : les années 1990.

(Contient les épisodes Lobo #1 à 4 et Lobo’s Back #1 à 4)

Je dois bien avouer que je n’ai jamais été vraiment emballé à l’idée de découvrir un personnage comme Lobo. Comme l’éditorial d’Urban Comics le dit si bien, il représente les années 90, et personnellement, les années 90, niveau comics je n’en garde que très peu de chose. Une extravagance trop poussée, une violence gratuite rarement intéressante et un mauvais goût pour la surenchère dans la surenchère.

 

Cette Balade de Lobo nous propose deux miniséries, chacune de quatre épisodes, Lobo et le Retour de Lobo.

 

Commençons par les dessins de Simon Bisley, que je découvre ici. C’est vulgaire, brouillon, sanglant et plein de muscles. A première vue, cela est en parfaite adéquation avec le personnage, comme on nous le décrit. Tout est dans l’excès, dans la surenchère, dans le n’importe quoi. Ce n’est pas moche, bien au contraire, les dessins se prêtent merveilleusement bien à l’histoire et à l’ambiance du titre, j’ai même pris plaisir à regarder certaines planches, certaines pages, mais je ne suis clairement pas friand de ce genre d’artiste. Un épisode ou deux cela passe largement, plus de deux cents pages et je frôle l’overdose artistique.

 

Dans la première intrigue, la première minisérie, Lobo doit accompagner une vieille bique pour le compte de Vril Dox, de la L.E.G.I.O.N., jusqu’à destination, sans la tuer. Si la chose est déjà compliquée pour Lobo, cela le devient encore plus lorsqu’il découvre, comprend que cette dernière est l’auteure de sa biographie non autorisée. D’autant que cette dernière, autre survivante czarnienne, s’amuse à lui taper sur le système.

Comme si la mission n’était pas assez compliquée, voilà que Lobo se retrouve poursuivit, en bien ou en mal, par des forces de police d’Oneida IV, des vieilles de la Légion de la Décence, les fans hardcore des Fils de Lobo ou encore des Routiers passablement remontés ! Tout cela ne peut mener qu’à une situation explosive…

Dans le Retour de Lobo, notre tyrannique personnage se fait dessouder par Gog, un tueur qu’il était venu tuer. Manque de bol cela ne s’est pas passé comme prévu et Lobo se retrouve à poil face à une sorte de Saint-Pierre en costard cravate. Si L’Homme demande à retourner sur Terre, il se retrouve au Paradis, où les Anges vont avoir beaucoup de mal à oublier son passage. Même topo pour les Enfers et Etrigan. Résultat, on lui accorde son retour à la vie !

Mais alors qu’il souhaitait retomber pile au moment avant sa mort, face à Gog, il se retrouve sur Terre, en 1940, à moitié à poil, avec une paire de seins à faire pâlir Pamela Anderson et des fesses qui feraient de l’ombre à Kim Kardashian ! Pas d’autre choix pour Lobo, « Loboette », qui ne prend même pas la peine de s’habiller, et cherche un moyen de passer, une nouvelle fois l’arme gauche pour aller dire deux mots aux Anges ! Mais, il n’est pas au bout de ses surprises…

 

Comme attendu, et annoncé, Lobo est un personnage complètement barré, sans la moindre retenu, un personnage qui n’a aucune limite. Et je comprends parfaitement que cela puisse être terriblement grisant pour une grande partie de son lectorat. Si j’ai lu ce comics assez rapidement, si j’ai souris à certains moments, si l’histoire se laisse lire, ce n’est clairement pas un genre qui fonctionne avec moi. Tout n’est que prétexte à ce que Lobo pète une durite, tabasse et tue à tour de bras, se baigne dans des mares de sang, sous un déluge de grossièretés. Keith Giffen arrive même à faire du sexe avec un passage avec Lobo en mode « pouffe à gros seins ».

Néanmoins l’ensemble est cohérent, fonctionne à merveille et le lecteur n’a pas à se prendre la tête avec un scénario trop compliqué.

Bref, cela se laisse lire, prête à sourire par moment, un instant où le cerveau est en pause et on se laisse aller à ne besoins les plus primaires, pour ne pas dire les plus vulgaire. Lobo est un personnage badass, unique mais qui ne prend pas avec moi, je n’irais pas chercher un autre ouvrage sur le bonhomme, préférant attendre de le revoir, éventuellement, peut-être, au détour d’une autre série, mais c’est tout. 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article