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Daily Héros

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Un blog de passionné pour des passionnés ^^

J'ai vu! #204 : Philadelphia

J'ai vu! #204 : Philadelphia

Philadelphia, sans doute le premier film dramatique que j’ai vu. C’était alors en cassette vidéo sur notre magnétoscope. (Désolé si je parle un langage étranger aux jeunes qui me lisent^^) Et très franchement, alors âgé de dix ans, il m’était clairement impossible de ressentir l’impact émotionnel de ce film. En grandissant, il m’arrive de revoir ce film, me marquant chaque fois un peu plus. Car si le SIDA est reconnu dès 1970, c’est au début des années 80, au moment de ma naissance que le SIDA devient un fléau aux yeux de tous, triste à dire, mais cette merde est la merde de ma génération.

Philadelphia est un film que j’aime revoir de temps en temps, et lors de sa dernière diffusion, en apprenant que ma femme ne l’avait jamais vu, son visionnage est devenu obligatoire !

Andrew Beckett (Tom Hanks) est un jeune et brillant avocat, très prometteur. C’est d’ailleurs pour cela que le célèbre cabinet Charles Wheeler (Jason Robards) et associés, l’un des plus gros cabinets d’avocats de Philadelphie, se jette sur lui pour en faire l’un des leurs. Plus que la défense des opprimés c’est l’adrénaline des grosses affaires et l’argent que cela peut rapporter au cabinet qui motive ces avocats. Tout semble lui sourire, malgré qu’il soit obligé de mentir en permanence au boulot pour cacher son homosexualité. Mais Andrew est atteint du SIDA, et s’il tente de le cacher également, son corps, lui, le stigmatise malheureusement. Et soudain, Andrew est licencié pour faute professionnelle !

J'ai vu! #204 : Philadelphia

Andrew est persuadé d’avoir été viré de façon abusive à cause de sa maladie, il va mettre beaucoup de temps à trouver un avocat voulant plaider sa cause, jusqu’à retomber sur Joe Miller (Denzel Washington) un avocat star de la télé et particulièrement homophobe.

Si d’abord, on a clairement l’impression que Joe accepte cette affaire pour le prestige et la lumière de se retrouver face à un si grand cabinet. Surtout, Joe illustre à merveille les préjugés de l’époque sur les aprioris qui se dégagent d’une maladie comme le SIDA. Il n’y a qu’à voir quand Andrew touche les choses sur le bureau de Joe lors de leur premier entretien et que Joe stresse à l’idée de transmettre la maladie à son bébé rien qu’avec le toucher… Le pire étant quand on nous explique qu’un homosexuel qui a le SIDA l’a bien cherché… Dire que cela se dit et se pense encore à notre époque, preuve que tout n’évolue pas au même rythme que notre technologie…

Mais très vite, une amitié, du moins un respect s’installe entre Joe et Andrew. A côtoyer se dernier, Joe va voir ses idées changées, il va découvrir un homme profondément bon et beau et cette affaire va devenir par la même occasion bien plus difficile à plaider. Non seulement parce que le cabinet de Charles Wheeler n’hésite pas à salir Andrew, mais parce qu’il est bien plus difficile de défendre un ami en fin de fin qu’un parfait inconnu que l’on aime pas spécialement.

J'ai vu! #204 : Philadelphia

Plus qu’un film juridique, Philadelphia est une mise en lumière de la double peine que provoquait, provoque…, le SIDA. En plus de la maladie, les malades se retrouvent au ban de la société, considérés comme des pestiférés. Et l’histoire d’amitié, de respect entre Andrew et Joe en est d’autant plus belle et touchante.

Bref, Philadelphia est pour moi un grand film. A chaque fois je suis ému et mes yeux ne peuvent s’empêcher de s’humidifier. Tom Hanks y livre une prestation des plus poignantes, des plus touchantes. Un film qui fait réfléchir et qui montre que bien souvent, c’est l’homme qui est plus détestable et néfaste que la maladie.

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