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Daily Héros

Un blog de passionné pour des passionnés ^^

Mon Impression : Arkham Asylum

Mon Impression : Arkham Asylum

Les auteurs passent des fois toute une vie à écrire leur œuvre majeure, celle qui restera gravée dans le marbre. Et parfois, sans que l’on s’y attende, sans qu’ils ne s’y attendent eux-même, une œuvre sort du lot, si on la doit à son auteur on peut également dire que cette œuvre a « fait » son auteur. Comme pour Watchmen avec Alan Moore, ou Kingdome Come avec Mark Waid. Et à la fin des années 80 ce fut au tour d’Arkham Asylum avec Grant Morrison. Avec ce réussi le génial écrivain écossais frappe un grand coup dans le petit microcosme du comics ! Les chiffres de ventes sont ahurissants et la portée du récit sans limite.

Pour ma part, avec cette édition d’Urban Comics, ce sera ma première plongée dans les profondeurs d’Arkham Asylum de Grant Morrison. Lecteur de DC Comics depuis seulement dix ans, je n’avais jamais franchi le pas de cette œuvre, sans la moindre explication. Sans doute beaucoup de mal avec les dessins. Et je n’étais pas encore un fan inconditionnel de Grant Morrison. Chose faite aujourd’hui, et voilà mes impressions.

Les patients de l’asile d’Arkham se sont échappés de leurs cellules et tiennent le personnel de l’institut en otage. Leur unique requête en échange de la libération des prisonniers : que Batman pénètre dans l’asile et endure leur enfer quotidien. Persuadés que la place d’un homme habillé en chauve-souris est obligatoirement avec eux, les patients réservent à leur hôte une expérience qui le marquera longtemps. (Contenu : Arkham Asylum: A Serious House on Serious EarthThe 15th Anniversary Edition)

Mon Impression : Arkham Asylum

Avant toute chose, il est obligatoire d’aborder la partie graphique d’Arkham Asylum. Tant le travail de Dave McKean est déroutant, fascinant, cela dépend des points de vue de chacun. L’artiste coutumier des couvertures (Sandman…) nous offre ici un travail plus qu’abouti, artistique et diablement en symbiose avec le récit. Alors certes c’est déroutant, c’est même assez déstabilisant, il ne faut pas hésiter à se forcer un peu pour passer cette première barrière que représentent ces dessins. Passé cet effort cela devient fascinant. Dave McKean nous dépeint une atmosphère glauque, froide, sinistre, oppressante, où l’on sent toute la folie du lieu s’abattre sur nos épaules, l’atmosphère nous glace l’échine ! Et une fois que le style est adopté, une fois que la démarche est comprise, on découvre que chaque page est un tableau, une œuvre d’art, où les couleurs se mélangent et donnent l’impression de dégouliner. De l’art abstrait pour appuyer sur la folie qui règne en ces lieux et en chacun de ses habitants. C’est une véritable expérience graphique et artistique, où même la typographie des textes changeante à chaque personnage rajoute un peu plus à cette expérience unique.

Désarçonnant au premier abord donc, les dessins, que dis-je les toiles de Dave McKean s’avèrent être un atout majeur de notre visite de l’asile d’Arkham !

Mon Impression : Arkham Asylum

L’histoire, bien que d’une simplicité enfantine, est l’une des plus angoissante que l’on puisse nous offrir avec Batman ! Les patients de l’asile se sont libérés, et pour éviter d’avoir à tuer tous les gens, innocents qui y travaillent, ils demandent à ce que Batman se rende à eux, dans l’asile ! Il va alors tomber entre les mains du Joker qui va le guider le long d’une terrible épreuve, d’une lente descente aux enfers, où nous n’auront jamais vu un Batman aussi fragile.

Après un test de rorschach éprouvant le remettant face au meurtre de ses parents, Batman va errer dans l’asile essayent non seulement d’y remettre de l’ordre, mais également à remettre de l’ordre dans sa propre tête. Il doit en effet se battre contre l’image miroir que lui renvoient ses nombreux ennemis lors de rencontres pleines de symbolisme, se battre contre l’idée qu’il serait à sa place ici, lui qui déambule sur les toits de Gotham dans une tenue de chauve-souris… Killer Croc, le Chapelier Fou…, toute la galerie y passe. Et si le Joker sert à permettre à Batman d’effectuer une sorte de renaissance, le Chapelier Fou est un des personnages les plus importants de l’histoire. Sa rencontre avec Batman nous explique parfaitement le but de cette histoire, et nous comprenons alors l’énorme parallèle que Grant Morisson trace entre son récit et celui de Lewis Carol. Cette odyssée de Batman lui permet de changer, de remettre les choses en place, un peu à l’image d’Alice. C’est là que les dessins claustrophobes de Dave McKean font des miracles ! La fin nous montre que le Joker semble avoir agit de la sorte pour aider Batman

Mon Impression : Arkham Asylum

Bref, Arkham Asylum est un chef d’œuvre, qu’il faut lire plusieurs fois pour en assimiler toutes les références, tout le symbolisme. Plus que la folie d’Arkham, c’est sa propre folie que le Joker force Batman à affronter, histoire de le rendre meilleur !

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